Histoire: Moyen âge


Les invasions "Barbares":

Les invasions "Barbares" des 3 et 4ème siècles détruisirent la puissance de Rome. Une élite se refugia à Byzance avec tout l'or que les galères romaines pûrent transporter. 

Les Barbares ignoraient l'exploitation du métal précieux et leur conquête de l'or consistait simplement à le voler, ce qui entraîna l'oubli des techniques d'exploitations minières, et la production filonnienne cessa.

Aux grandes exploitations alluvionnaires gallo-romaines se substitua un orpaillage bien moins productif, individuel et épisodique, à l'aide d'outils sommaires, rythmé par la disponibilité laissée par le travail des champs et la sécurité.

les Barbares ont cependant battu monnaie à Limoges et l'on connaît une pièce d'or à l'effigie d'Alaric provenant de cette ville mais l'origine de cet or pourrait bien être le butin d'Alaric. A partir de 395, celui-ci mena ses troupes en Grèce, dévasta Corinthe, Argos et Sparte. Il épargna Athènes en contrepartie d'un lourd tribut. Alaric envahit ensuite l'Italie, assiégea Rome et réclama une importante rançon. En 410, ses troupes s'emparèrent de Rome, qu'elles mirent à sac.

Le moyen âge (400 à 1400): Reprise puis disparition de l'activité minière

Au moment de la possession du Limousin par les Francs, les ateliers monétaires de la région étaient cependant très actifs.

Les mines d'or gauloises oubliées furent revisitées et partiellement réexploitées à l'époque mérovingienne (entre le 5ème et le 8ème siècle) par des mineurs occasionnels.

Saint Éloi(588 à 660), évêque, patron des orfèvres et des forgerons, probablement fils d'orpailleur issu d'une famille gallo-romaine du Limousin où il fut d'abord orfèvre, réalisa le trône d'or incrusté de pierreries de Clotaire II. Réputé pour son habileté (il réalisa deux trônes avec l'or prévu pour un seul), il était aussi apprécié pour son honnêteté et il conserva sa fonction de monétaire royal sous Dagobert Ier dont il fit frapper les monnaies. Il possédait un important domaine à Chaplat près de Limoges, le long de l'Aurence, rivière riche en or alluvionnaire.

Dagobert fit rouvrir les aurières gauloises de Jumilhac-le-Grand pour frapper monnaie d'or.

 Triens Mérovingien
frappé à Jumilhac-le-Grand sous Dagobert 1er

Or: 1,2 g

Gravure représentant St Eloi dans son atelier d'Orfèvre

Sous les Mérovingiens, au VIIe siècle, abbayes, villes et seigneurs battent monnaie. La 1ère monnaie royale française apparut sous Dagobert (629-639). Au moyen âge, le pouvoir d'achat de l'or étant plus de 400 fois plus fort qu'actuellement, cette monnaie d'or ne circulait pas et n'était utilisée que pour des transactions importantes ou de prestige (terres, transactions entre états). Charlemagne abandonna le système monétaire romain et fit frapper une monnaie d'argent et de cuivre. Pépin le Bref (751-758) frappa le denier d'or. Après les Francs, la monnaie d'or ou d'argent disparut d'Europe durant 3 siècles. Les dernières pièces en or, les solidus, furent frappées durant le règne de Louis le Pieux, roi des Francs (813-840).

Les mines gauloises furent à nouveau oubliées et le savoir faire minier perdu, le Haut Moyen Âge connût une période de pénurie d'or, on rechercha donc la Pierre Philosophale.

Une production d'or persista cependant comme en témoigne la frappe des monnaies d'or dans de nombreuses villes, relancée par Saint Louis. Cet or provient pour une grande part de la réutilisation d'anciens matériaux et de "l'or de la Foi" rapporté par les croisés des secondes croisades qui pillèrent Constantinople en 1204.
La principale source d'or neuf est alors l'orpaillage qui était largement pratiqué au Moyen Âge, vu la très forte valeur de l'or en ces temps, le long du Rhin, dans les Alpes, les Cévennes, les Pyrénées et le Limousin, comme l'indique le très grand nombre d'actes, arrêtés et documents d'archives.

Mais les sols et cours d'eau appartenaient aux seigneurs...


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